30/04/2008

UNE AMERICAINE DE-COUVERTE FACE A LA NUDITE EN REPUBLIQUE TCHEQUE

  • La nudité : une timide américaine dé-couverte

By Emily Prucha / Prague Daily Monitor / Published 7 March 2008

  • La première fois que j’ai vécu à Prague, je me suis surprise à rougir chaque fois que j’ai entrevu  un corps nu. Entre les douches de la salle de gym locale, les bains de soleils seins nus et les thermes thérapeutiques en commun, cela s’est produit plus souvent que prévu. Bien que je ne pensais pas être prude, j’étais pour plus d’intimité et moins d’exposition de chair dans des situations similaires en Amérique.  
  •   Dans le vestiaire de mon centre de fitness, je m’enveloppais dans une serviette (une habitude gardée des cours de gym de mon adolescence) avant d’enlever mes sous-vêtements et d’enfiler ma tenue de sport. Lorsqu’était venu le moment de la douche commune, je me lavais en vitesse et n’avais aucun regard avec personne. J’étais envieuse de toutes ces adolescentes et femmes tchèques qui se douchaient confortablement, se séchaient leurs cheveux avec seulement leurs sous-vêtements et discutaient avec leur voisine de casier à moitié nues et même complètement nues.   
  •  Pendant les mois d’été, mes joues rougissaient à la vue des baigneuses seins nus à la grande piscine extérieur de Prague, Podoli. Bien que j’en avais déjà vus sur les plages de cannes et Nice, j’ai classé cela comme un acte pour les personnes de l’endroit, mais pas pour quelqu’un comme moi. Dans mon esprit, prendre un bain de soleil « sans le haut » était quelque chose que l’on ne faisait que dans son arrière cour, le faire en public était de l’exhibitionnisme.  J’ai eu cependant un électrochoc en voyant des mères la poitrine dénudée jouant avec leurs enfants sur une plage en Croatie, et j’ai réalisé combien mon appréhension de la nudité était un enracinement culturel.   
  •  Cet été, j’ai souvent passé mes après midi le week-end avec mon nouveau petit ami tchèque, Radek, à un des lacs près de Prague. Lorsqu’il m’a demandé pourquoi je n’enlevais jamais le haut de maillot, j’ai tenté de lui expliquer, mais mon argument « cela ne se fait pas aux Etats-Unis » était bien mince. Quand j’ai avoué que j’étais trop timide, il a haussé les sourcils d’étonnement. J’ai alors commencé à me poser la question moi-même.  
  •   Lorsque nous avons voyagé en Croatie, j’ai décidé de faire preuve de courage.  Nous avons campé sur une plage déserte et, quand le soleil s’est levé, Radec sauta dans la mer sans son maillot de bain. Je l’ai suivi. Bien que je restais timide sur une plage remplie de baigneurs, j’ai pu renouveler l’expérience quand j’ai décidé de supprimer mon inconscient culturel.   
  •   L’hiver suivant, lors de vacances de ski avec des amis dans les Alpes, nous avons visité une station thermale. Bien que j’aie nagé nue en Croatie et me suis faite de temps en temps bronzer seins nus en république tchèque, je n’avais jamais été nue en public en face de personnes que je connaissais (sauf Radek). J’ai commencé ce travail sur moi-même de mauvaise humeur, ce qui était ridicule car, après une longue journée de ski, je m’opposais à mon besoin de me détendre dans les eaux minérales et les saunas. Alors, j’ai arboré un grand sourire, j’ai enlevé le bas et j’ai essayé de me rappelé les conseils de Radek, à savoir que le pire était de se focaliser sur soi-même. Une fois que nous avons été dans la chaleur du sauna ; j’ai réussi à me détendre te oublié (un peu) que j’étais nue. Il y avait des gens de tout âge et il était clair qu’ils n’avaient qu’une chose en tête : se détendre ! 
  •    Après avoir vécu à Prague un an et demi, quand je suis revenue aux Etats-Unis, j’ai réalisé que je devais réadapter mes idées à ce qui était approprié ou non. Notre centre de fitness avait une zone avec des rideaux pour se changer comme des douches individuelles. Souvent même de nombreuses personnes arrivaient déjà en tenue de sport et repartaient ainsi chez elles. Pour changer de vêtements sur une plage, il fallait absolument une cabine, contrairement au déshabillage sans chichi que nous faisions sur les rives du lac en république tchèque. Et, bien que nous avons vu quelques femmes avec leur bikini détaché, jamais seins nus. 
  •    Avant d’avoir des enfants, je ne m’étais jamais rendue compte de ces différences culturelles comme l’attitude face à l’allaitement maternel. Alors que l’allaitement maternel est fortement encouragé dans les 2 pays par les professionnels de la santé, il n’y a qu’aux Etats-Unis, avec notre longue histoire de puritanisme, que l’allaitement maternel en public est sujet à controverses.    En août 2006, Babytalk, un magazine parental américain indépendant, avait pour couverture une photo d’un bébé tétant un sein nu. Le magazine reçu plus de 700 lettres et a lancé un débat sur le bien-fondé de l’allaitement maternel en public.  
  •  Dans une enquête de 2004 aux USA, seulement 43 % des personnes sondées ont répondu que les les femmes devraient avoir le droit d’allaiter en public. De plus de nombreuses femmes ayant déjà allaité affirmaient qu’elles n’auraient pas voulu que leur mari ou leurs enfants les voient  le faire !  
  •   De retour en république tchèque en automne 2006, j’ai utilisé la couverture du magazine ainsi que l’article de Noveck comme base de discussion dans ma classe d’anglais dans un centre pour mères. Toutes mes étudiantes étaient des mères et la plupart, si pas toutes, ont allaité. Après avoir été choqué qu’on puisse leur enlever un jour le droit d’allaiter en public, elles étaient étonnées que de nombreuses mères américaines étaient elles-mêmes réticentes à allaiter en public. L’allaitement maternel est, en république tchèque, considéré comme normal et naturel, et les femmes sont encouragées à nourrir leur bébé chaque fois que c’est nécessaire.

    voir la source : 

     

    http://www.praguemonitor.com/en/289/life_in_prague/19631/

     

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